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Épinal - Le gui, le froid et les sourires : les spinaliens fidèles à la tradition

Malgré un froid vif, typiquement vosgien, la Place des Vosges s’est une nouvelle fois animée dès les premières heures de la nouvelle année. Sous les illuminations hivernales, de nombreux Spinaliens ont bravé les températures piquantes pour participer au traditionnel échange de vœux du 1er janvier, un rendez-vous devenu incontournable.


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Échanges de vœux entre tous

En tête du groupe d’édiles, le premier magistrat, entouré de plusieurs élus de la ville, est allé à la rencontre des habitants pour leur remettre quelques brins de gui, symbole de chance et de renouveau. À chacun, des souhaits sincères et des mots encourageants pour aborder 2026 sous des auspices positifs. Sourires, poignées de main chaleureuses et embrassades sous le gui ont rythmé ce moment convivial, ponctué par les notes joyeuses d’un ensemble de cuivres.

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Comme le veut la tradition, la municipalité avait prévu de quoi réchauffer les cœurs et les mains : boisson chaude fumante et part de brioche partagées sur la place. Un instant simple et authentique, presque hors du temps, qui permet, année après année, de commencer le calendrier du bon pied, dans un esprit de proximité et de partage.

Pourquoi le gui? Pourquoi le 1er janvier?

Mais pourquoi le gui occupe-t-il une place si particulière le jour de l’An ? L’expression bien connue « Au gui l’an neuf ! » plonge ses racines dans l’Antiquité celtique. Chez les druides, le gui marquait le passage du solstice d’hiver. Cette plante, pourtant toxique pour l’homme et souvent jugée envahissante, était alors considérée comme sacrée. Surnommée le « rameau d’or », elle était cueillie selon un rituel précis, le sixième jour de la lune, afin de préserver ses vertus supposées : protection contre les maladies, fécondité et pouvoir de neutraliser les poisons.


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Si le gui est resté associé au Nouvel An, c’est aussi parce qu’il conserve son vert éclatant au cœur de l’hiver et abonde à cette période. Au fil des siècles, la tradition s’est transmise. Au Moyen Âge, on suspendait volontiers des branches aux poutres des maisons pour attirer prospérité et abondance, tant pour les récoltes que pour les familles et le bétail. On racontait même que deux ennemis se croisant sous le gui devaient observer une trêve.

Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de voir une couronne ou quelques rameaux accrochés au-dessus d’une porte, en signe de paix, de santé et de bonheur pour l’année à venir. Quant au célèbre baiser sous le gui, il remonte à des rituels anciens liés aux fêtes du solstice d’hiver. Popularisé en Angleterre au XVIIIᵉ siècle, il promettait, selon la légende, un mariage dans l’année à toute jeune femme célibataire qui acceptait un baiser sous une « kissing ball ». La symbolique demeure : s’embrasser sous le gui à la nouvelle année serait le présage d’une vie de couple longue et heureuse.


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À Épinal, entre traditions ancestrales et convivialité moderne, le gui a une fois de plus tenu ses promesses. Le temps d’une soirée, la Place des Vosges est devenue le théâtre d’un rituel fédérateur, rappelant que, même au cœur de l’hiver, chaleur humaine et espoir restent les meilleurs porte-bonheur.

Rédaction : Alain Reynders                                          

Photos : Alain Reynders et Dominique Andrès

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