Épinal - Grand Angle célèbre les 200 ans de la photographie
- actuvosges88
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Les 20, 21 et 22 mars 2026, de 10h à 19h, l’Espace Cours, au cœur du Parc du Cours à Épinal, accueillera un événement exceptionnel : la célébration du bicentenaire de la
photographie.

Une biennale internationale qui sublime la photographie
Organisée par l’association Grand Angle Épinal, cette nouvelle édition propose au public du Grand Est une vision élargie et ambitieuse de la photographie contemporaine. Une
vingtaine de photographes nationaux et internationaux de renom investiront les lieux pour exposer leurs œuvres et partager leur démarche à travers conférences et rencontres.
Présents tout au long du festival, ils feront de cet anniversaire un véritable temps d’échange et de transmission. Cette diversité de regards témoigne de la vitalité d’un médium en
perpétuelle réinvention, des procédés historiques aux technologies les plus contemporaines.
L’entrée est gratuite.
Vernissage à l'Espace Cours samedi 21 mars à 11h
La célébration se déploiera également dans plusieurs lieux culturels emblématiques de la ville :
➢ À la Bibliothèque Multimédia Intercommunale d’Épinal, du 10 au 22 mars, Gregory Pol expose sa série "Saint-Pierre et Miquelon, Terre de passions". (Entrée libre aux heures d'ouvertures)
➢ Au Centre Culturel d’Épinal, du 16 au 28 mars, avec une exposition des élèves de la section
photographie du lycée La Pro Photo de Saint-Dié-des-Vosges. (Entrée libre)
Au-delà des expositions, cet événement affirme une ambition pédagogique forte : permettre aux élèves et au grand public de dialoguer avec les artistes, comprendre les démarches créatives et explorer les enjeux esthétiques et sociétaux de la photographie d’aujourd’hui.
À l’initiative nationale du Ministère de la Culture, cette célébration trouve à Épinal un écho naturel, dans la Cité des Images où l’image est au cœur de l’identité culturelle.
Épinal s’inscrit ainsi pleinement dans la dynamique nationale et confirme son attachement profond à la culture de l’image.
Pendant trois jours, la ville deviendra un carrefour de regards, d’émotions et de dialogues.
Comme le souligne le Maire d’Épinal, Patrick Nardin, célébrer les 200 ans de la photographie, c’est célébrer une histoire collective et réaffirmer la place essentielle de l’image dans notre compréhension du monde.
Pour Daniel Visse, président de Grand Angle Épinal, ce bicentenaire est avant tout une invitation à la découverte, au partage et à la réflexion autour d’un art qui, deux siècles après son invention, demeure d’une étonnante modernité.
De la plaque d’étain à l’intelligence artificielle : deux siècles d’inventions photographiques
Entre 1826 et 1827, Nicéphore Niépce réalise la première photographie sur une plaque d’étain.
Cette image floue marque la naissance d’un médium mêlant science, technique et art.
En 1839, Louis Daguerre présente le daguerréotype, procédé plus précis et détaillé.
La photographie permet alors de fixer visages, paysages et événements avec réalisme.
Au XIXe siècle, l’invention du négatif sur verre puis sur papier facilite la reproduction multiple.
La pratique devient plus accessible et mobile.
À la fin du siècle, George Eastman révolutionne le domaine avec le film souple et la création de Kodak.
La photographie se démocratise et entre dans les foyers.
Au XXe siècle, la couleur, l’optique et le photojournalisme élargissent ses usages.
Elle devient un outil majeur d’information, de mémoire et d’expression artistique.
Elle documente guerres, transformations sociales et grandes conquêtes humaines.
La fin du XXe siècle voit l’essor du numérique, remplaçant la pellicule par le capteur électronique.
L’image devient donnée, instantanée, modifiable et diffusable mondialement via appareils numériques et smartphones.
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle génère et transforme les images à partir de descriptions textuelles.
Deux siècles après ses débuts, la photographie demeure un langage universel en constante réinvention.
Les photographes invités
Ensemble, ces artistes illustrent la vitalité d’une photographie plurielle : intime ou engagée, expérimentale ou documentaire, contemplative ou immersive. Deux cents ans après son invention, elle demeure un art en constante métamorphose, capable de questionner notre monde autant que d’en révéler la beauté fragile.
▪ "cORpuS - Louis Blanc" (Toulouse / Haute-Garonne), avec sa série cORpuS, explore le langage du corps à travers des mises en scène sculpturales. Entre maîtrise et imprévu, il crée des images habitées qui interrogent, parfois dérangent, et instaurent un échange sensible avec le spectateur. http://loublancphoto.com/
▪ "As wet collodion (mais pas que)" - Karine Chavas (Eguilles / Bouches-du-Rhône) revisite la
technique ancienne du collodion humide dans une démarche néo pictorialiste. Ses autoportraits et duos interrogent le corps, sa présence et son effacement, dans une atmosphère intemporelle où l’émotion prime sur la simple représentation. https://karine-chavas.jimdofree.com/
▪ "Oiseaux de Bonheur" - Patrice Costa (Nancy / Meurthe-et-Moselle), journaliste, écrivain naturaliste et photographe, consacre son travail aux milieux naturels et aux oiseaux. Sa série Oiseaux de Bonheur mêle rigueur scientifique et émotion pour mieux faire connaître et protéger la biodiversité régionale.
▪ Déclicorcadre (Rebeuville / Vosges) fait de l’autoportrait émotionnel son terrain d’expression. Jeux d’ombres, textures, mises en scène oniriques : elle utilise son propre corps pour endosser des rôles et dialoguer silencieusement avec le public. https://www.instagram.com/declicorcadre/
▪ "Ephémère" - Carine Doutrelepont (Bruxelles / Belgique) développe un réalisme poétique, jouant sur la lumière picturale, les couleurs et les mouvements. Son œuvre explore la frontière entre nature, humanité et imaginaire, invitant à une immersion contemplative au cœur du vivant. carinedoutrelepont- photography.com
▪ "Une vision engagée" - Jean-Jacques Flach (Laille / Ille-et-Vilaine) inscrit sa photographie dans un engagement humaniste et écologique. À travers arbres, eaux et territoires fragilisés, il rend visible l’impact de la mondialisation et du changement climatique, privilégiant une approche sincère, sans artifice, entre argentique et numérique. https://jjflach.fr/
▪ "Fragments de vie, lueur d’espoir : kintsugidō" - Philippe Haumesser (Mulhouse / Haut-Rhin)
explore la danse et le portrait à travers ses "hyperportraits", compositions tridimensionnelles en clair-obscur. Son travail, entre spiritualité et mouvement, cherche à dépasser les limites du portrait traditionnel. https://www.h3art.photo/
▪ Catherine Lefort (LAcathe) (Pagny-sur-Moselle / Meurthe-et-Moselle) mêle photographie, mise en scène et imaginaire dans sa série "Paréidolies Rorschachiennes". Inspirée des tests de Rorschach, elle joue avec les formes et stimule l’interprétation personnelle du spectateur. https://www.lacathe.fr/
▪ LiliRoze (Varambon / Ain) développe depuis trente ans une photographie impressionniste où le flou devient langage. Par de longues expositions presque sans lumière, elle cherche à donner une matérialité aux sensations et à faire émerger, de l’ombre, une poésie intime. Son art ne reproduit pas le réel : il traduit l’émotion, conciliant visible et invisible dans une quête profondément sensorielle. https://liliroze.com/
▪ Matteo Maso (Chieri / Italie) consacre sa série aux nuages, ces formes éphémères en perpétuelle transformation. Son art capte la poésie du ciel et célèbre la nature changeante.
▪ Maxime Mergalet (Le Mesnil-le-Roi / Yvelines), explorateur des glaciers et de la cryosphère, place la photographie au croisement de l’art et de la science. Son travail immersif sur les territoires polaires invite à réfléchir au temps, à la disparition et à la responsabilité collective. https://www.maximemergalet.com/
▪ Marc Mangin (Jageau / Loiret), fidèle à l’argentique, pratique une photographie humaniste en noir et blanc, dans la lignée de Henri Cartier-Bresson. Au 50 mm, sans artifice ni recadrage, il saisit avec sobriété la vie quotidienne, notamment en Chine, dont il a documenté les mutations. Journaliste et
écrivain, il porte un regard respectueux et profondément humain sur ses sujets. https://marcmangin.book.fr/
▪ Nannimensch (Limbach-Oberfrohna / Allemagne) fait de l’autoportrait un espace d’exploration identitaire. Son corps devient surface de projection pour interroger l’étrangeté, la mémoire et les fractures intérieures. Refusant toute lecture figée, elle propose des images ouvertes où chacun peut reconnaître ses propres émotions. https://nannimensch.com/
▪ Claude Nardin (Exincourt / Doub), maître des techniques allant de la macrophotographie aux prises de vue aériennes, célèbre la faune et la flore avec une grande maîtrise formelle. Couleur ou noir et blanc, ses images révèlent la subtilité des formes naturelles et transforment le document en œuvre d’art. www.claudenardin.com
▪ Jean-Baptiste Olsommer (Moselle) valorise les procédés anciens comme l’afghanbox et la chambre photographique. Par cette pratique lente et artisanale, il réinterroge le rapport au temps et à l’acte photographique à l’ère de l’instantanéité numérique. https://jbolsommer.fr/
▪ "Nord et blanc" - Grégory Pol (Commensacq / Landes), photographe animalier et explorateur,
sublime la nature sauvage en noir et blanc, notamment les animaux immaculés dans la neige. Son œuvre met en lumière la beauté fragile des écosystèmes et vise à éveiller les consciences face aux menaces environnementales, entre contemplation et engagement.
Dans sa série "Saint-Pierre et Miquelon, Terre de passions", Grégory Pol célèbre, par une
photographie naturaliste et sensible, les paysages et la faune sauvage de Saint-Pierre-et-Miquelon. Photographe et marin, il capture la brume, les lumières boréales et les espèces emblématiques comme le harfang des neiges, révélant la beauté méconnue de cet archipel français. Son art met en lumière la dimension "exotique" des territoires d’Outre-mer et invite à un regard émerveillé sur ces espaces libres et préservés. https://www.gregory-pol-photographie.com/
▪ Jean-Michel Pouzet (La Mothe-Achard / Vendée) défend une photographie plasticienne, minimaliste et narrative. Par de grands formats colorés associés à des textes, il détourne les objets de leur fonction première et compose de véritables "chansons photographiques" où image et écriture dialoguent. http://jeanmichelpouzet.com
▪ Andrea Quaglino (Chieri / Italie) propose des "Regards sur les villes" colorés et optimistes. Après une carrière documentaire débutée dans les années 1960, il offre aujourd’hui une vision expressive et lumineuse d’un monde qu’il choisit de montrer joyeux et harmonieux.
▪ Jess Reporter (Liffol-le-Grand / Vosges), photographe animalière spécialisée dans les espèces menacées d’Afrique et d’Asie, allie regard esthétique et éthique. Son travail raconte la relation entre l’animal et son milieu, avec la volonté de sensibiliser à la préservation du vivant à travers une photographie immersive et respectueuse. https://www.jessreporter.fr/
▪ Ried Mann (Benoît Koenig) (Herbscheim / Bas-Rhin) développe une photographie engagée autour de la mémoire des territoires, d’abord ruraux puis urbains. À la frontière du documentaire et de la contemplation, son travail questionne les mutations paysagères et nos modes de vie. https://riedmanphotographie.fr/
▪ Laureth Sulfate (Lyon / Rhône), artiste contemporaine issue des Beaux-Arts de Lyon, crée des œuvres immersives et interactives centrées sur le corps féminin. Entre photographie et art numérique, elle propose des installations sensorielles où le public devient acteur. https://laureth-sulfate.com/
Les présentations détaillées des artistes sont disponibles sur https://grandangleepinal.fr/
120 ans pour le photo club spinalien Noir et Couleur
Il y a cent vingt ans, naissait le "PHOTO CLUB SPINALIEN, Société Vosgienne d’Amateurs Photographes" à Épinal, la Cité des Images, sous l’impulsion de Henri Perrout, adjoint au Maire. La première guerre mondiale stoppa les activités du photo club qui perdit nombre de ses membres. Reconstitué en 1935 par René Charles, le groupement est à nouveau dispersé par la seconde guerre mondiale. Après quelques années difficiles, certains événements, comme la célébration du "Millénaire" d’Épinal en 1953, provoquent le réveil du Club et sa mutation ; il prend en janvier 1954 le nom de "NOIR ET COULEUR".
Le club a, depuis, une activité régulière et de nombreuses expositions à son actif. noiretcouleur@gmail.com
Conférence et expositions
Jeudi 19 mars
• 20 h au Lycée Claude Gellée (Conférence privée réservée aux élèves de l’établissement)
Grégory Pol - "Autres regards d’Outremers". À travers ses images des territoires d’Outremer, Il fait découvrir aux élèves la richesse exceptionnelle de leur biodiversité.
Vendredi 20 mars
• 9h30 à 10h30 à l'auditorium de la BMI (Conférence ouverte au public)
Rencontre avec Grégory Pol : Grégory Pol rencontrera les élèves du lycée La Providence, section photographie de Saint-Dié, lors d’un temps d’échange autour de son travail et de son parcours artistique. Un moment privilégié de partage entre transmission, regard artistique et dialogue avec les jeunes photographes de demain.
• 14 h à l'Espace Cours (Film 50 mn)
Ried Mann Rêve Ried "Un voyage lointain près de chez soi". Il a choisi de ne pas partir loin, mais de regarder autrement ce qui l’a vu grandir. Pendant six ans, Ried Mann a parcouru le Ried alsacien comme on explore un territoire secret. Chaque image devient mémoire, chaque paysage une confidence. Un film comme une respiration, pour ralentir et réapprendre à contempler.
• 16h30 à l'Espace Cours (Conférence 1h15)
LAcathe (Catherine Lefort) "La naissance de la photographie". Aux origines de la photographie, il y a une quête : celle de fixer la lumière. Du bitume de Judée utilisé par Nicéphore Niépce aux annonces décisives d’Arago, cette conférence raconte comment la première image a pu être gravée sur une surface sensible. Un retour aux sources d’une invention qui a changé à jamais notre regard sur le monde.
Samedi 21 mars
• 10 h à l'Espace Cours (Conférence 1h15)
Maxime Mergalet "Au cœur des glaces". Explorateur et photographe, Maxime Mergalet nous
emmène au cœur des glaciers, là où la lumière révèle la fragilité du monde polaire. À travers ses images et ses récits d’expédition, il interroge notre capacité à regarder en face les transformations silencieuses de la planète.
• 10 h à l'Espace Cours
L’AntrePot n°8 (performance coiffure). Sous le regard du public, une reine surgira du décor, comme arrachée à une forêt sauvage et traversant un univers urbex organique. La coiffure deviendra sculpture vivante, mêlant beauté, mystère et puissance brute. Un instant spectaculaire où la transformation se fera œuvre, et la beauté performance.
• 14 heures à l'Espace Cours (Conférence 1h30)
Patrice Costa "Les Oiseaux de Bonheur". Auteur : Patrice Costa ornithologue, ex grand reporter, président de l’Institut européen d’écologie et délégué régional de la Fondation pour le Patrimoine pour la nature et la diversité. Oiseaux de bonheur invite à la découverte de 14 espèces emblématiques de nos régions : du Grèbe huppé à l’Hirondelle rustique, en passant par le majestueux Aigle royal ou le rare Gypaète barbu. Chacune de ces figures ailées révèle son caractère et sa place unique dans nos écosystèmes.
• 15h30 à l'Espace Cours (Conférence 1h30)
Claude Nardin "La photo animalière" : voir sans être vu. Le photographe naturaliste professionnel, spécialiste reconnu des oiseaux, proposera d’expliquer visuellement ses manières de faire et ses résultats, fruit de ses expériences de "braconnier" d’images dans la nature. De la macro à la téléphotographie, il nous dévoilera ses trucs et astuces, ses combines, ses recettes techniques, ses méthodes pour voir avec persévérance, sans être vu, et de se faire oublier… La beauté animale, sublimée par l’image photographique sera aussi au rendez-vous.
• 18 heures à l'Espace Cours (Film 30mn)
Jess Reporter "Mission Espoir". Un documentaire au plus près des grands singes, entre émotion et réalité de terrain. Jess Reporter met en lumière les menaces qui pèsent sur les gorilles et les actions concrètes menées pour leur protection. Projection suivie d’un échange avec le public.
Dimanche 22 mars
• 10h à l'Espace Cours (Film/conférence 1h30)
Jean-Jacques Flach "Voyages & Cultures" Âmes métissées et terres contrastées au Brésil.
Photographe reporter, JeanJacques Flach présente un reportage réalisé à travers tout le Brésil au fil des années. Une projection commentée pour découvrir la diversité des paysages, des cultures et des visages d’un pays aux multiples contrastes. Projection suivie d’une rencontre avec l’auteur.
• 14 h à l'Espace Cours (Conférence 1h20)
Carine Doutrelepont "De l’éphémère à l’éternelle renaissance." Un voyage sensible au cœur du cycle de la vie. Entre l’éphémère et l’éternel, une traversée où la nature, l’humain et le sacré se rencontrent. Une invitation à ralentir, ressentir et ouvrir les champs du possible. Parce que la photographie est à la fois émotion et responsabilité, Carine partagera également son expertise autour des enjeux juridiques liés à la création photographique : droit à l’image, protection des œuvres, cadre légal de la diffusion. Un dialogue essentiel entre sensibilité artistique et conscience professionnelle.
• 15h15 à l'Espace Cours (Conférence 1h15)
Marc Mangin "Qu’est-ce qu’un auteur ?". Qu’est-ce qui fait l’auteur : la technique… ou le regard ? Entre photographie et écriture, Marc Mangin interroge l’acte de création et la place du photographe dans un monde où chacun peut produire des images. Un échange philosophique avec le public autour du sens, de la légitimité et de la responsabilité de créer.
• 16h30 à l'Espace Cours (Conférence 1h)
Laureth Sulfate - Metonomia "Et c’est ainsi qu’elles nous parlent". Principes de représentations
visuelles hybrides du Divin Féminin à travers la photographie et les arts numériques. Cette
conférence propose une réflexion sur la photographie à travers la symbolique du corps féminin, divin et divinatoire.
• 17h30 à l'Espace Cours (Film 35mn)
Ried Mann (Benoît Koenig) "Quand le monde se défait doucement pour mieux se révéler." Le
photographe explore les paysages d’Alsace et en révèle la lumière fragile, le silence vibrant et la délicatesse du vivant. Son regard capte l’invisible, cette respiration discrète qui habite les marais, les forêts et les plaines
Le mot du maire d’Épinal
Entre 1826 et 1827, la première image photographique était réalisée par Nicéphore Niépce et avec elle, naissait un médium à part entière ainsi qu’une nouvelle manière de regarder le monde. Deux siècles plus tard, la photographie continue de nous émouvoir, de nous interroger et de façonner notre rapport au réel, tout en accompagnant les mutations de nos sociétés. Le Bicentenaire de la photographie, célébré à l’échelle nationale à l’initiative du ministère de la Culture, est l’occasion de mesurer le chemin parcouru et de constater la vitalité intacte de ce médium en perpétue le réinvention. En effet, d’instruments lourds et précieux considérés comme magiques aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle, l’histoire de la photographie est jalonnée de métamorphoses techniques et
esthétiques interrogeant, voire inversant, notre rapport à la réalité et à l’illusion. Dans une volonté affirmée de s’inscrire dans cette dynamique nationale, Daniel Visse et l’ensemble des bénévoles de l’Association Grand Angle nous offrent une programmation riche et exigeante, mêlant expositions et actions de médiation. Une vingtaine de photographes nationaux et internationaux investiront ainsi l’Espace Cours, le Centre culturel et la Bibliothèque Multimédia
Intercommunale d’Épinal et partiront à la rencontre du grand public comme des élèves du territoire, affirmant ainsi la dimension pédagogique de l’événement. Célébrer les 200 ans de la photographie, c’est célébrer une histoire collective. Les célébrer à Épinal, c’est affirmer la place essentielle qu’occupe la photographie dans la Cité des images.
A bien des égards, les images sont de puissants outils de compréhension de notre monde et de nos sociétés. Que ce bicentenaire soit avant tout une invitation à regarder ensemble autrement. Le Maire Patrick Nardin
Le mot du président de l'association Grand Angle
En 2026, la photographie célèbre deux siècles d’existence. Depuis son invention en 1826, elle occupe une place essentielle dans notre société, à la fois comme outil de témoignage, de mémoire et de création artistique. Elle accompagne les évolutions du monde, enregistre ses transformations et participe à la construction de notre regard
collectif. Ce bicentenaire prend une résonance toute particulière à Épinal, ville mondialement reconnue pour son histoire et son attachement à l’image. Ici, l’image fait partie de l’identité culturelle, du patrimoine et de l’imaginaire collectif. Il était donc naturel que ce territoire s’associe à la célébration de cet anniversaire emblématique. À cette
occasion, nous avons souhaité proposer un temps de découverte et de réflexion autour de la photographie contemporaine, en mettant en lumière la diversité des écritures et des démarches artistiques. Les œuvres présentées témoignent de la vitalité de ce médium, capable d’aborder des thématiques intimes comme universelles, et de dialoguer avec notre époque. Cet anniversaire est également un moment de rencontre et de partage. Les lieux qui
accueillent ces expositions deviennent des espaces d’échange entre les artistes, les œuvres et le public, favorisant la transmission et la réflexion. Je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des artistes pour leur confiance, ainsi que les partenaires institutionnels et privés, les bénévoles et toutes les personnes engagées dans la réalisation de ce projet. Leur mobilisation collective permet de donner toute sa place à la photographie dans le paysage culturel spinalien. Je vous souhaite une belle découverte de ces œuvres et espère que ce parcours vous permettra de mesurer toute la force et la pertinence de la photographie, deux cents ans après son invention.
Daniel Visse
Président de l’association Grand Angle Épinal
Mise en page Alain Reynders sur base du communiqué de presse Grand Angle Épinal





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