Vosges - Deux jeunes réalisateurs Vosgiens en tournage dans la région de Vittel.
- actuvosges88
- 2 janv.
- 3 min de lecture
Deux jeunes réalisateurs vosgiens vont honorer la création locale à l’occasion de la 16ᵉ édition du Nikon Film Festival. Leur ambition est claire et assumée : prouver que le cinéma indépendant, jeune et audacieux, a toute sa place dans les Vosges, et que les talents du territoire méritent d’être vus, soutenus et encouragés.

Un lien familial et la même passion
Derrière ce projet, deux cousins unis par la même passion du cinéma. Tom Costille est lycéen au lycée Jean-Baptiste Vuillaume, où il suit une option cinéma qui nourrit déjà son regard de réalisateur. Jules Costille, de son côté, poursuit des études dans le domaine des effets spéciaux, un savoir-faire précieux qu’il met aujourd’hui au service de la mise en scène et de l’univers visuel du film. Ensemble, ils travaillent depuis plusieurs années sur des courts métrages où l’humour, l’absurde et les narrations décalées occupent une place centrale.
Un court-métrage à présenter au Nikon Film Festival
Pour le Nikon Film Festival, ils préparent actuellement un court métrage original de 2 minutes 20 secondes, intitulé De l’art ou du cochon. Un format court, certes, mais qui exige une véritable production : déplacements des comédiens, location de matériel, création des décors, costumes, repas pour l’équipe… Autant de contraintes concrètes qui ont poussé les deux réalisateurs à lancer une campagne de financement participatif afin de mener leur projet à terme dans de bonnes conditions.
Le film plonge le spectateur dans un monde où l’argent se fait rare et où les métiers traditionnels ne suffisent plus à vivre dignement. L’incertitude permanente génère un stress diffus, des tensions sociales et, parfois, des choix inattendus, voire extrêmes. Dans ce contexte fragile, deux bandes de tueurs à gages se retrouvent en concurrence sur une même cible. D’un côté, « Les Artistes », méthodiques, précis, presque obsessionnels, qui ont déjà accompli leur mission avec un sens aigu du détail. De l’autre, « Les Bouchers », persuadés d’arriver les premiers, découvrent l’œuvre de leurs rivaux. La situation dérape alors vers une confrontation absurde, drôle et dérangeante à la fois, où les codes du polar sont détournés avec jubilation.
Les réalisateurs tiennent cependant à rassurer le public : aucun contenu choquant ou malaisant ne viendra troubler le spectateur. Leur intention est avant tout de raconter une histoire volontairement absurde, stylisée et surprenante, une autre manière d’aborder la narration et de jouer avec les attentes. À travers cette comédie dramatique, De l’art ou du cochon interroge aussi la place de l’artiste dans la société et propose une réflexion décalée sur la notion de « beauté », thème imposé de cette édition du festival.
Un tournage ancré dans les Vosges
Le tournage est en cours depuis fin décembre 2025 dans les Vosges, entre Vittel et Contrexéville, ces villes d’eau au charme singulier. La sortie du film est annoncée pour le 15 janvier.
Avec un objectif de 1 000 euros via leur campagne de financement participatif, les deux jeunes cinéastes espèrent non seulement concrétiser leur film, mais aussi avoir la chance de voir leur création projetée dans un cinéma vosgien. Une belle manière de boucler la boucle : faire naître un film sur le territoire, avec des talents locaux, pour un public local, tout en montrant que l’audace et la créativité peuvent éclore bien loin des grands centres de production.
Rédaction : Alain Reynders





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