Remiremont - Le cinéma jouera avec les émotions
- actuvosges88
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Du 5 au 8 novembre 2026, Remiremont accueillera la première édition du "Festival du Film d’Émotions". Porté par l’association Passeurs d’Émotions, ce nouveau rendez-vous entend faire du cinéma un espace de rencontres et de partage. Pour cette première édition, les organisateurs ont réuni un parrain prestigieux, Vincent Munier, un jury composé de professionnels reconnus et une maîtresse de cérémonie originaire de la ville, Sophie-Marie Larrouy.

Une première dont on entendra parler
À Remiremont, le mois de novembre ne sera pas seulement celui des premières fraîcheurs. Durant quatre jours, du 5 au 8 novembre, la cité vosgienne vivra au rythme du septième art avec la naissance du "Festival du Film d’Émotions". Un événement imaginé autour d’une idée simple : le cinéma ne se résume pas aux images projetées sur un écran. Il est aussi ce que ces images provoquent chez ceux qui les regardent.
Rire, pleurer, avoir peur, être surpris, s’interroger ou simplement être ému : c’est cette dimension humaine que l’association Passeurs d’Émotions souhaite placer au centre de son projet. Constituée notamment d’anciens bénévoles de Passion Cinéma et d’autres passionnés du septième art, l’équipe entend installer durablement ce nouveau rendez-vous dans le paysage culturel vosgien.
Le quartier général du festival sera le cinéma Majestic France Le Volontaire de Remiremont, mais les festivités ne se limiteront pas à ses salles. Des séances décentralisées sont également annoncées dans les cinémas voisins.
Vincent Munier, un parrain qui donne le ton
Pour incarner cette première édition, les organisateurs ont choisi une personnalité dont l'univers semble particulièrement bien correspondre à la philosophie du festival : Vincent Munier.
Photographe et réalisateur vosgien de renommée internationale, celui qui a consacré une grande partie de son travail à l’observation du monde sauvage est devenu, au fil de ses œuvres, un véritable passeur d’images et de sensations. Son regard sur la nature, son goût du silence et sa manière de raconter le vivant trouvent naturellement un écho dans un festival qui revendique la sensibilité comme fil conducteur.

Son parcours récent a encore renforcé sa stature dans le cinéma français. Après le succès de La Panthère des neiges, il a également été distingué pour Le Chant des forêts. Le choix de Vincent Munier comme parrain constitue ainsi un signal fort pour cette première édition.
Et le Vosgien ne sera pas simplement une figure tutélaire du festival. Sa présence doit contribuer à nourrir les échanges avec le public et à donner une véritable personnalité à ce nouveau rendez-vous.
Un jury aux univers très différents
Pour départager les films en compétition, Passeurs d’Émotions a également réuni quatre professionnels aux parcours complémentaires.
La comédienne, réalisatrice et scénariste Andréa Bescond retrouvera ainsi les Vosges. Elle connaît déjà le territoire puisqu’elle était venue présenter Quand tu seras grand, réalisé avec Éric Métayer, lors des Rencontres du cinéma de Gérardmer en 2023.

À ses côtés prendra place Fabienne Bichet, directrice de casting et autrice, dont l’expérience permettra notamment d’apporter un regard particulier sur les interprètes et la construction des personnages.
Le jury accueillera également Stéphane Gluck, premier assistant réalisateur et réalisateur de seconde équipe, ainsi que Yann Samuell, réalisateur et scénariste connu notamment pour Jeux d’enfants et La Guerre des boutons.
Quatre sensibilités, quatre expériences du monde du cinéma et, au final, un même rôle : regarder les œuvres en compétition avec un œil professionnel, mais aussi avec cette part de subjectivité indispensable lorsqu’il s’agit de parler d’émotion.
Sophie-Marie Larrouy, une enfant du pays pour ouvrir et fermer le rideau
Autre personnalité appelée à jouer un rôle central durant ces quatre jours : Sophie-Marie Larrouy.
Comédienne, autrice, humoriste et productrice de podcasts, la Romarimontaine d’origine sera la maîtresse de cérémonie de cette première édition. Son parcours et son attachement au territoire correspondent là encore à la volonté affichée par les organisateurs de construire un festival à la fois ambitieux et profondément ancré localement.

Car si Passeurs d’Émotions souhaite attirer des personnalités reconnues du cinéma, l’association veut surtout éviter de créer un événement réservé aux professionnels et aux initiés.
Des stars, mais surtout de la proximité
C’est l’une des particularités revendiquées du projet : permettre au public de côtoyer les artistes.
Rencontres avec les équipes de films, échanges, masterclasses, débats et animations doivent accompagner les projections. Les organisateurs souhaitent que les invités ne restent pas cantonnés à la scène ou à l’écran, mais puissent véritablement discuter avec les spectateurs.
Cette volonté donnera également naissance à un village du festival, pensé comme un lieu de convivialité. Concerts, apéritifs, librairie éphémère et différentes animations doivent permettre de prolonger les discussions au-delà des salles obscures.
Une manière, selon les organisateurs, de remettre de la proximité dans un univers culturel où les spectateurs peuvent parfois se retrouver simples consommateurs de contenus.
Les jeunes Vosgiens auront aussi leur mot à dire
L’ambition du festival ne s’arrêtera pas au grand public. L’éducation à l’image occupera une place importante dans cette première édition.
Plus de trente établissements scolaires doivent ainsi être associés à l'événement à travers des projections, des ateliers et des rencontres. Un concours de courts-métrages destiné aux élèves, de la maternelle au lycée, est également prévu. Les réalisations pourront être présentées pendant le festival.
Un jury jeune public sera par ailleurs chargé de remettre son propre prix à l’un des films de la compétition.
Une façon de transmettre le goût du cinéma aux nouvelles générations, mais aussi de leur donner une place active dans la manifestation.
Quatre récompenses pour une première édition
La compétition officielle constituera évidemment l’un des temps forts du rendez-vous. Plusieurs distinctions seront remises à l’issue du festival : le Prix du jury, le Prix du jury jeune, le Prix du public et le Prix Emmanuelle Riva.
Ce dernier rendra hommage à l’actrice vosgienne, dont le nom reste étroitement associé au territoire.
Au programme figurent également des avant-premières, des courts-métrages, des documentaires et des films d’animation. Une sélection de créations locales sera mise en valeur afin de ne pas dissocier le festival de son territoire d’accueil.
Une équipe bénévole expérimentée derrière le projet
Si l'affiche s'annonce prestigieuse, l'organisation repose avant tout sur une équipe de bénévoles. Une quarantaine de personnes participent au projet au sein de Passeurs d’Émotions.
L'association peut néanmoins s'appuyer sur une expérience déjà solide dans l'organisation d'événements culturels. Ses membres ont notamment contribué par le passé à accueillir plus de 80 personnalités du cinéma, parmi lesquelles Benoît Poelvoorde, Jean-Jacques Annaud, Coline Serreau ou encore Agnès Jaoui.
Cette expérience constitue un atout pour un festival qui veut dès sa naissance jouer dans la cour des grands, tout en conservant une dimension locale.
« L’âme des sapins » pour signature
Le nom complet du projet résume finalement assez bien l’ambition de ses créateurs : « Le Festival du Film d’Émotions de Remiremont, l’âme des sapins ».
Derrière cette appellation, il y a la volonté de faire émerger un événement culturel identifiable, mais aussi de créer un moment collectif dans une période où les échanges sont parfois remplacés par les écrans individuels.
Les organisateurs partent d'un constat : le public ne vient pas uniquement au cinéma pour voir une histoire. Il vient aussi pour ressentir quelque chose, partager une expérience et parfois échanger sur ce qu'il vient de découvrir.
C'est précisément sur ce terrain que Passeurs d'Émotions entend construire son festival.
Du 5 au 8 novembre, Remiremont fera donc ses premiers pas dans l'univers des festivals de cinéma. Avec Vincent Munier comme parrain, un jury de professionnels, Sophie-Marie Larrouy à la présentation et une programmation ouverte au plus grand nombre, cette première édition entend conjuguer ambition artistique et convivialité vosgienne. Une première qui aura surtout pour mission de donner envie d'une deuxième.
Rédaction : Alain Reynders
Photos : Alain Reynders & Festival du film d'émotions (Facebook)





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