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Gérardmer – Depuis mardi la ville frissonne au gré des films du 33 e Festival international du film fantastique

La 33e édition du Festival international du film fantastique de Gérardmer a été officiellement lancée ce mardi soir à l’Espace LAC, marquant le coup d’envoi d’un cru 2026 qui s’annonce particulièrement dense et ambitieux.


Une « copieuse édition »

En complément des discours protocolaires des partenaires institutionnels, la directrice et la président du festival ont posé les jalons d’une édition riche, tant au niveau cinématographique que littérature de genre et autres animations

« Copieuse », selon le mot choisi par sa directrice Aude Hesbert, cette nouvelle édition gagne un jour supplémentaire et propose six journées entièrement dédiées au cinéma de genre, aux frissons et à l’imaginaire.

« Si vous êtes ici un mardi, ce n’est pas un hasard », a souri la présidente de l’association du festival, Anne Villemin, lors de la cérémonie d’ouverture. Pour la première fois, le festival débute dès le mardi et s’étirera jusqu’à dimanche, offrant « un jour de cinéma, un jour d’émotion et un jour de partage » en plus aux festivaliers. Visiblement émue, elle a invité le public à vivre pleinement cette semaine hors normes : « Vivez, ressentez, vibrez, surprenez-vous. Exprimez-vous. Et rendez-vous samedi pour le palmarès… avant une cérémonie de clôture dimanche qui ne ressemblera à aucune autre. »

Une édition riche, féminine et internationale

Avec 48 films au programme, la sélection 2026 promet un voyage cinématographique aux quatre coins du monde, de la Nouvelle-Zélande au Mexique, en passant par le Kazakhstan. Une diversité géographique assumée, mais aussi une ligne éditoriale marquée : cette année, les figures féminines occupent une place centrale. Le corps féminin, la maternité et les trajectoires de femmes sont au cœur de nombreuses œuvres présentées.

Symbole fort de cette orientation, le festival rend hommage, pour la première fois de son histoire, à une actrice : Olga Kurylenko, mise à l’honneur dans une édition qui revendique clairement cette sensibilité.

Le thème choisi, « Bas les masques ! », donne le ton. Pour Aude Hesbert, il s’agit d’« une invitation à plonger dans les noirceurs et les profondeurs de l’âme », à « rêver et cauchemarder, mais les yeux ouverts ». Une promesse parfaitement en phase avec l’ADN gérômois, où le fantastique se conjugue autant avec la peur qu’avec la réflexion.

« Send Help », une ouverture convaincante hors compétition

La cérémonie d’ouverture s’est poursuivie avec la projection, en avant-première française et hors compétition, du film Send Help, long métrage réunissant Rachel McAdams et Dylan O’Brien. Un choix d’ouverture salué par le public.


Imaginé par les scénaristes Damian Shannon et Mark Swift, le projet a séduit le réalisateur Sam Raimi par sa dimension psychologique autant que par son potentiel horrifique. Le film explore la chute d’une femme broyée par un environnement professionnel toxique, confrontée à l’humiliation, au mépris et à l’injustice. Le récit bascule lorsque deux collègues aux rapports inversés se retrouvent isolés sur une île après un crash aérien.

Pour Raimi, l’intérêt du film réside dans ce renversement des rôles et dans la tension dramatique qui en découle : « Et si les rapports de domination changeaient brutalement ? », s’interroge-t-il. Plus qu’un simple survival, Send Help dissèque les mécanismes de pouvoir et de survie psychologique.

Une île bien étrange qui s'impose comme personnage central

Pensée comme un protagoniste à part entière, l’île joue un rôle central dans le film. Falaises abruptes, végétation dense, rochers, marées et isolement total : le décor se veut hostile, imprévisible et presque vivant. Un environnement choisi avec soin par Sam Raimi et le chef décorateur Ian Gracie, afin de renforcer la tension et l’oppression ressenties à l’écran.

Une entrée en matière prometteuse

Cette ouverture réussie donne le ton d’un festival qui monte en intensité dès ce mardi matin avec la projection du premier film en compétition, Welcome Home Baby. Gérardmer est désormais lancé pour six jours de cinéma fantastique, de découvertes et de nuits blanches, fidèle à sa réputation : ici, plus qu’ailleurs, tout semble possible

Rédaction et photos ; Alain Reynders

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