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Vosges - Bilan 2025 de la sécurité dans le département

Sécurité routière délinquance, cambriolages stupéfiants, alcool au volant, violences intrafamiliales, tout a été passé au crible pour terminer sur une inquiétante hausse des accidents de la route Le préfet des Vosges, Blaise Gourtay, et Frédéric Nahon, Procureur de la République ont présenté le bilan 2025 de la sécurité dans le département, en présence du Colonel Grégory Moura, commandant du groupement de gendarmerie des Vosges et du Commissaire général Antoine Bonillo, directeur départemental de la police nationale


Sécurité routière et délinquance : 2025, une année sous tension dans les Vosges

L’année 2025 laissera une empreinte lourde sur le plan de la sécurité routière dans les Vosges. Avec trente personnes décédées et près de trois cents blessés sur le réseau départemental, le territoire enregistre son bilan le plus sombre depuis plus d’une décennie. Un constat alarmant présenté début février à la préfecture, lors d’un point presse réunissant autorités préfectorales, judiciaires et forces de sécurité.

Une accidentalité en forte hausse

Au total, 225 accidents corporels ont été recensés au cours de l’année, soit une progression de 25 % par rapport à la moyenne observée entre 2019 et 2024. Derrière ces chiffres, un même constat revient : les comportements à risque demeurent la cause principale des drames. Alcool, stupéfiants, usage du téléphone portable au volant, mais aussi consommation de protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de « gaz hilarant », constituent un cocktail dangereux, régulièrement identifié lors des enquêtes.

Les zones rurales concentrent l’essentiel des accidents mortels. La configuration du réseau routier, avec de longues portions à vitesse élevée, y accroît mécaniquement la gravité des collisions, contrairement aux secteurs urbains où la vitesse est plus contenue.

Profils des victimes et responsables

L’analyse des données met en lumière des disparités marquées. Les hommes restent largement surreprésentés, tant parmi les victimes que parmi les conducteurs présumés responsables d’accidents mortels. Toutefois, la part des femmes décédées progresse sensiblement en 2025.

Les extrêmes d’âge sont également particulièrement exposés : plus d’un tiers des personnes tuées avaient plus de 65 ans, tandis que près d’un quart étaient âgées de moins de 25 ans. Trois mineurs figurent parmi les victimes, tous passagers. À noter toutefois un recul notable de la mortalité des usagers de deux-roues motorisés, un indicateur habituellement plus élevé.

Des forces de l’ordre très mobilisées

Face à cette situation, policiers et gendarmes ont intensifié leurs actions. Les contrôles routiers se sont multipliés, entraînant une hausse significative des rétentions de permis. La prévention reste également un axe central, même si les autorités reconnaissent que la seule répression ne suffit pas à infléchir durablement les comportements.

Sur le plan législatif, la création récente du délit d’homicide routier vient renforcer l’arsenal pénal, avec des sanctions plus sévères en cas de circonstances aggravantes.

Une délinquance globalement contenue, mais sous vigilance

Au-delà de la sécurité routière, le bilan 2025 dresse le portrait d’un département où la délinquance demeure maîtrisée, sans être figée. L’activité judiciaire progresse, traduisant à la fois une intensification du travail des services et une plus grande propension des victimes à déposer plainte.

Les violences aux personnes augmentent, notamment dans le cadre intrafamilial, qui représente près de la moitié des faits recensés. En réponse, la justice renforce la protection des victimes, avec des dispositifs spécifiques et une prise en charge systématique.

Les atteintes aux biens, en particulier les cambriolages et certains vols ciblés, connaissent également une hausse, surtout en zone gendarmerie. Là encore, les pouvoirs publics misent sur une présence accrue sur le terrain et sur la coopération avec les collectivités locales.

Stupéfiants, environnement et sécurité du quotidien

La lutte contre les trafics de drogue reste une priorité affichée. De nombreuses opérations ciblées ont permis de démanteler plusieurs réseaux, sans qu’aucun point de deal durable ne soit identifié dans le département. Les infractions liées aux stupéfiants sont toutefois en augmentation, signe d’un phénomène toujours actif.

Parallèlement, les atteintes à l’environnement reculent, résultat d’actions coordonnées contre les dépôts sauvages, les pollutions et les atteintes aux espaces naturels.

Cap sur 2026

Pour l’année à venir, l’État et ses partenaires entendent poursuivre les efforts engagés. Renforcement de la prévention routière, poursuite de la lutte contre les violences intrafamiliales, attention soutenue portée aux cambriolages et aux trafics : les priorités sont clairement affichées.

Reste un enjeu central, partagé par l’ensemble des acteurs : faire reculer durablement l’insécurité routière. Car derrière les statistiques, ce sont trente vies perdues et des centaines de familles durablement marquées qui rappellent, avec brutalité, le coût humain de l’imprudence sur les routes vosgiennes.

Rédaction : Alain Reynders

Photo : Préfecture des Vosges

Images d’illustration diverses

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