Remiremont - Les chats errants au centre des préoccupations
- actuvosges88
- 16 juil.
- 3 min de lecture
À Remiremont, comme dans de nombreuses communes, la présence croissante de chats errants soulève des enjeux à la fois sanitaires, environnementaux et éthiques. Face à cette situation, la Ville renforce ses actions en matière de gestion féline en s’appuyant sur une approche responsable, centrée sur le bien-être animal et la sensibilisation des habitants.

Pour une cohabitation respectueuse et responsable
L’objectif est double : limiter la prolifération des chats sans propriétaire tout en garantissant
des conditions de vie dignes pour les animaux concernés. Cela passe par une meilleure
information des habitants sur les obligations légales et un accompagnement des initiatives
locales, notamment un partenariat avec l’association Chats sans famille.
Une obligation légale : l’identification des chats
Depuis 2012, l’identification des chats domestiques est obligatoire à partir de 7 mois. Ce geste simple, par puce électronique ou tatouage, est essentiel pour retrouver un animal perdu et limiter les abandons. En cas de non-respect, le propriétaire s’expose à une amende de 750€.
Chats errants : des conséquences pour la santé publique et le bien-être animal
Un chat est considéré en divagation s’il se trouve à plus de 200 mètres d’une habitation, ou à
plus d’un kilomètre de son domicile sans surveillance, et s’il n’est pas identifié. Dans ce cas, le
maire a le pouvoir d’ordonner sa capture : l’animal est placé en fourrière pour 8 jours ouvrés.
Sans réclamation du propriétaire, il peut ensuite être confié à une association ou, en dernier
recours, euthanasié.
Pour éviter ces issues tragiques, la commune agit en amont, en partenariat avec l’association
Chats sans famille, qui prend en charge la capture, la stérilisation et l’identification des chats
errants, avant les relâcher dans leur environnement d’origine.
Stériliser, c’est protéger
La stérilisation est un acte de protection : un chat mâle stérilisé devient plus sédentaire, se
bat moins, et vit plus longtemps. Une femelle non stérilisée peut donner naissance à plusieurs
portées par an, soit potentiellement jusqu’à 20 000 descendants en seulement 4 ans.
Au-delà du bien-être animal, il en va aussi de la santé publique : les regroupements de chats
errants favorisent la prolifération de maladies, parasites et nuisances diverses (bruits,
déjections...).

Photo d'illustration
Responsabiliser, informer, accompagner
La commune souhaite responsabiliser les propriétaires de chats : adopter un animal, c’est
s’engager. Cela implique de respecter ses obligations légales, mais aussi de ne pas imposer
son choix de vie à ses voisins ou à l’espace public.
En cas de non-conformité volontaire aux injonctions de mise en règle, les sanctions peuvent
atteindre 3 700 € d’amende et 3 mois de prison
Un rappel utile : comme pour les chiens, les déjections félines sur l’espace public sont passibles d’une amende de 135 €.
Un appel à la mobilisation de tous
Les associations sont à bout de souffle. Leur action est précieuse, mais ne peut remplacer la
responsabilité individuelle. Chaque citoyen a un rôle à jouer pour permettre une cohabitation
harmonieuse entre humains et animaux en ville.
La Ville poursuivra son travail de sensibilisation et renforcera ses actions avec ses partenaires
pour veiller à la bonne application des règles et au respect du bien-être animal.
CONTACTS UTILES :
Association Chats Sans Famille
Nelly COTTET
06 10 74 65 37
Police Municipale
1, Faubourg du Val d’Ajol – Remiremont
03 29 23 96 75
Hôtel de Ville
1, place Christian Poncelet
03 29 62 42 17





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