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Vosges/Littérature : "Une fleur au cœur d'or" le nouveau roman de Gilles Laporte, est en librairie

Dernière mise à jour : 31 août 2023

Dans sa préface, Alain Baraton, jardinier, écrivain, chroniqueur de télévision dit de ce livre : "Une fleur au cœur d'or" est bien plus qu'un roman historique teinté d'humanisme et de botanique C'est une symphonie..."



Une fleur au cœur d’or ... Une ode à la vie

Le récit débute en juin 1871 sur fond des drames de la guerre franco-prussienne et se termine en novembre 1941, au début de la seconde guerre mondiale.

Le lecteur s’immisce dans la vie de Flavie, le jour de son accouchement. Un accouchement difficile. L’enfant se présente par le siège et naît avec une infirmité au niveau du bassin et des jambes.

Flavie est une jeune femme courageuse qui affrontera nombreux drames au cours de sa vie telle la disparition de son époux Honoré, porté disparu en septembre 1970 sur le front à Nompatelize lors de la guerre franco-allemande. Ensuite, elle va assumer le handicap de son fils dont elle se tient pour responsable. Et pour conclure, sa rencontre avec Charles-Hubert du Bercail, un homme abject qui va marquer psychologiquement la jeune femme.

Flavie travaille comme femme de ménage au grand Hôtel de la Reine à Nancy et élève seule son fils.

Elle n’a jamais cessé d’aimer Honoré, son mari que la guerre franco-prussienne lui a arraché et pour qu’il ait une place dans le cœur de « P’tit Louis » qui ne l’a jamais connu, elle a instauré un petit rituel : chaque dimanche, après la messe, ils se rendent au cimetière de Préville, en passant par la Pépinière, pour déposer une fleur sur une tombe oubliée en mémoire d’Honoré dont le corps n’a jamais été retrouvé.

N’ayant que peu d’argent, ils ont pris pour habitude de cueillir une fleur dans un des parterres de la ville… Mais, un jour, ils sont surpris par un gardien. Flavie lui a expliqué la situation L’homme, touché par la confidence, les a réprimandés, mais les a laissés repartir en emportant la fleur cueillie : un Dalhia Cactus, la fameuse fleur au cœur d’or.

Suite à cette expérience assez désagréable, « P’tit Louis » a décidé de dessiner les fleurs plutôt que de les chaparder. Et chaque dimanche, ils vont déposer un croquis fleuri sur une tombe en disant : « Pour Papa ».

La passion du petit garçon pour les fleurs est née. Et dès qu’il a un moment, il les dessine…

Un nouveau personnage a fait son apparition dans le récit : François Deregne. Il est le comptable du Grand Hôtel de la Reine. C’est à cet homme que Flavie a confié une situation qui vient de lui arriver : le client de la chambre Impériale, Monsieur du Bercail, lui a proposé de l’argent en échange de faveurs sexuelles. Il a tenté de la forcer, mais Flavie, choquée par ces tentatives, a vomi sur l'odieux personnage avant de s’enfuir.

Le client vexé a, évidemment, raconté une tout autre version au directeur de l’établissement qui est sur le point de licencier la pauvre Flavie, mais François est intervenu et a sauvé la place de la jeune femme.

S’ensuit une idylle entre les deux personnages qui finira par un mariage.

François, très épris de Flavie, apprécie tout autant son petit garçon. Il lui a offert, d’ailleurs, sa première palette de peinture anglaise, des « Winsor et Newton », du papier et des pinceaux.

L’enfant très ému, s’est mis à peindre de magnifiques tableaux.

François lui a offert, également, deux livres : « La Botanique à la portée de tous… » et « Nouveau voyage dans l’Empire de Flore ou principes élémentaires de botanique ».

Deux livres qui éveilleront « P’tit Louis » à l’horticulture.

Une palette de peinture et deux livres qui deviendront deux piliers de sa vie.

Grâce à sa passion pour les fleurs et son talent de peintre, il a rencontré Victor Lemoine, considéré par l’horticulture mondiale comme le plus grand introducteur et sélectionneur de plantes horticoles de tous les temps. Ce dernier va le prendre sous son aile, et lui apprendre son art, créer de nouvelles variétés de fleurs mises au point par hybridation (un cultivar).

Aidé par Victor Lemoine, il s’est rendu à l’exposition universelle de Paris.

Il y a fait la connaissance de Friant, Gallé et Coué qui vont également marquer sa vie. Mais aussi de Dorothée Moobloem, la fille d’un brasseur de Nord, qui deviendra, son épouse.

Le lecteur va aussi être confronté à la maladie de Flavie : la tuberculose qui l’emportera peu avant la fin de la Première Guerre mondiale.

L’histoire est arrivée à son terme lorsque « P’tit Louis » a rencontré un petit garçon et sa mère à l’endroit précis ou Flavie et lui se sont fait surprendre à cueillir le fameux Dalhia Cactus.

L’enfant prénommé Henri, crayon entre les mains, est en train de dessiner des fleurs. Sa mère, porte le deuil de son mari, disparu au front lors des affrontements de la Première Guerre mondiale.

« P’tit Louis » voit cela comme un signe du destin, une répétition de la scène vécue au même endroit, il y a de cela un demi-siècle… Il est temps pour lui de laisser sa place à son successeur !

Il a, alors, comme un relais, offert ses peintures et ses pinceaux à l’enfant.

Parce que le hasard n’existe pas. Il n’est qu’invention de paresseux qui ont renoncé à comprendre le monde.



L'avis d'Actuvosges

"Une fleur au cœur d’or" est un subtil mélange de bonheur et de tristesse, de jours heureux et de drames… La vie !

L’auteur nous a entraîné, une fois encore, dans un récit historique captivant qui a retracé la vie de Flavie et de son « Petit Louis ». On y a rencontré, également, de grands hommes tels que Victor Lemoine, le plus grand introducteur et sélectionneur de plantes horticoles de tous les temps, Émile Gallé maître verrier, ébéniste et céramiste, Émile Friant, ce prestigieux peintre Lorrain ou encore Émile Coué, pharmacien et psychotechnicien.

Il s’agit d’une ode à la vie, au courage et au dépassement de soi.

À chaque page tournée, on respire un peu plus le parfum des fleurs et de térébenthine.

On y a (re)découvert, également, l’histoire de la Lorraine, si chère à l’auteur, son terroir, son tumulte et sa vie.

Un livre qui se dévore tant il est passionnant. Gilles Laporte a su, par un vocabulaire riche, agréable et pas pompeux, capter l’attention du lecteur. Ses recherches et anecdotes sur les lieux, les personnages et la région ont été, une fois encore, des atouts indéniables dans l’appréciation de ce magnifique récit.

Felix qui potuit rerum cognoscere causas (citation de Virgile)

Heureux celui qui a pu pénétrer les causes secrètes des choses.


"Une fleur au coeur d'or" un roman paru aux éditions "Les Presses de la cité" - Terres de France - 452 pages, grand format. Prix : 22.90 euros

Alain Reynders pour Actuvosges

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