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Vosges – Le Hohneck a dirigé Stéphane Brogniart vers le Mont-Blanc

Le grand jour annoncé est arrivé pour Stéphane Brogniart, l’aventurier de Rochesson. Le Hohneck l'a accueilli pour son départ en ligne droite vers les cimes du Mont-Blanc


(Photo Alain Reynders)

09 h 15, Stéphane est arrivé au Hohneck

A 1.363 m d’altitude, même en début mai, la température est fraîche. Accompagné de Joy, sa compagne le bourlingueur a vérifié méthodiquement ses derniers préparatifs. Une ultime étreinte, discrète pudique entre les deux complices et Stéphane est parti rejoindre le « pas de tir ».

Les dernières vérifications du matériel (Photo Alain Reynders)

Un rendez-vous sur le toit des Vosges

Parce que c’est presque de cela dont il s ‘agit …un tir ! Comme l’a indiqué Stéphane « Tu traces une ligne droite à partir de cette table d’orientation et tu files tout droit là…Tu vois, là, dans le fond, la petite clairière entres les deux forêts ? Et bien, c’est l’axe direct ver le Mont Blanc. Normalement, je vais y passer. »

Stéphane Brogniart indique la direction à suivre (Photo Alain Reynders)


Il est vrai qu’en ce matin le "Seigneur des montagnes européennes" a décidé de jouer à cache-cache, profitant d’une brume lointaine pour se dissimuler aux yeux des plus avertis. Au Hohneck, la vue a été bien dégagée, permettant à la cinquantaine de personnes venues saluer le départ de l’aventurier de découvrir une vue unique à 360° sur toutes les Vosges, mais pas au-delà.

En ligne droite, le Mont-Blanc caché par la brume, attend l'aventurier (Photo Alain Reynders)

Toute la presse a fait le déplacement

Pendant que certains ont contemplé la vue, Stéphane Brogniart a répondu patiemment aux sollicitations de toute la presse, même les plus saugrenues, dont une l’obligeant à enfiler à deux reprises son sac de 25 kilos afin de permettre une « bonne » prise de vue, qui de toutes façons, n’a pas été diffusée. Oui, oui, Stéphane est patient et de bonne composition.

France 3, Vosges TV, Vosges Matin, Actuvosges ont répondu présents (Photo Alain Reynders)

Un sac de 25 kilos adapté à l’exploit

Le sac de Stéphane : un ami, une protection, une planche de salut (Photo Alain Reynders)


Il a fallu modifier l’armature pour pouvoir obtenir une charge qui n’allait pas lacérer les épaules. Celle-ci a la particularité de pouvoir enfiler le sac comme dans un tube. Le sac est couvert par une bâche de camion afin d’éviter que quelque chose ne s’accroche dans les branches et qu’il résiste aux frottements contre les rochers. Il fallait que la structure soit assez confortable comme celle de sac de randonnée. Le système qu’il souhaitait n’existait pas, il l’a alors façonné, détourné pour obtenir « Le » sac qui lui conviendrait.

A l’intérieur de celui-ci (qui a une capacité de 90 litres) comme il l’avait déjà expliqué lors d’un précédent reportage on y trouve +- 8 kilos de nourriture lyophilisée, une petite marmite maison (qu’il appelle « popote ») quelques vêtements de rechange, une bâche de 9 m2 à placer au-dessus du hamac, un sac de couchage polaire et son « sursac », une poche plastifiée pour se constituer une réserve d’eau, une gourde, du petit matériel (gants…) une batterie pour réalimenter la montre et le frontal, du matériel spécifique à la montagne (corde de 30 m fine, baudrier léger, piolet, crampons…) et des chaussures de haute montagne. Un petit bateau gonflable de 1.5 kilo Le tout pesant +- 25 kilos…

« Normalement, la charge va diminuer au fil des jours par la consommation de la nourriture. Je compte sur une diminution de 1.2 kilo par jour. Donc cela ira en s’améliorant » a-t-il précisé en plaisantant.

L'Azimut Brutal, une discipline contraignante

Répondant à une question sur le principe de « l’Azimut Brutal », il a déclaré : « En fait, je me suis emprisonné dans ma liberté… En suivant cet axe, je m’oblige à ne pas en dévier. Je suis prisonnier du concept. Mais ça va le faire » a-t-il conclu goguenard.

Plus de 50 personnes pour venir saluer le départ du baroudeur.

Ils ont été nombreux à venir saluer ce baroudeur de l'extrême (Photo Alain Reynders)


Après avoir répondu aux sollicitations de la presse et avoir salué sa compagne, ses amis parmi lesquels les parents de Valou (qui lui à ce moment poursuit son périple à pied du côté de..), Thomas Bourguignon, Pierre Brice et encore bien d’autres, Stéphane s’est élancé dans son premier dévers, derrière la table d’orientation, dans l’axe du Mont Blanc. Une pente vertigineuse qu’il a empruntée sous les yeux admiratifs de tous ses soutiens.

Premières prises de vues pour le court-métrage

Le drone est prêt à décoller de sa base (Photos Alain Reynders)

Joy Imbert aux commandes du drone pour capturer ces images inédites (Photo Alain Reynders)


Un peu à l’écart, discrète mais attentive à tout, Joy, la compagne de Stéphane a réalisé ses premières prises de vues pour le court-métrage à venir sur cette aventure. Le drone, a lui aussi été mis à contribution dès la première pente dévalée par Stéphane. Avec dextérité Joy a manipulé l’engin pour ramener, très certainement des images à couper le souffle et à découvrira dans quelques semaines…


L'impressionnante pente par laquelle Stéphane Brogniart a débuté son périple vers le Mont-Blanc (Photo Alain Reynders)

Un dernier regard avant d'être caché par la falaise (Photo Alain Reynders)


L’aventure est lancée et Stéphane a salué une dernière fois tout le monde au cours de sa première descente.

Prends bien soin de toi l’ami, bonne aventure et à dans une bonne quinzaine de jours.

Alain Reynders

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