Remiremont – Le diabète n’empêchera pas Arnaud Barjonnet de courir


Ce romarimontain est un homme de défi. Souffrant de diabète de type 2, Arnaud Barjonnet a décidé de repousser les limites en participant dans quelques semaines à une épreuve de marche réputée : « La Maurice Chevalier »

Arnaud est un quadragénaire actif , malgré ce diabète qui a impacté sa vie.

Qu’est ce diabète de type 2?

Notons que l’on distingue deux principaux types de diabète : celui dit « de type 1 », dû à une absence de sécrétion d'insuline par le pancréas ; le diabète dit « de type 2 », dû à une mauvaise utilisation de l'insuline par les cellules de l'organisme.

Ce dernier, également appelé « diabète non insulinodépendant » (DNID) ou « diabète gras »,est plus fréquent que celui de type 1 et touche essentiellement les personnes de plus de 40 ans. Cette maladie est grave et impactante par ses complications, notamment sur le cœur, les vaisseaux sanguins, les reins et les nerfs. Sa prise en charge repose sur des mesures hygiéno-diététiques (alimentation équilibrée et activité physique), ainsi que sur des traitements médicamenteux. (source Vidal.fr)

Une épreuve de deux jours

Nonobstant toutes ces contraintes, Arnaud a décidé de faire bouger les lignes et s’est fixé un but : participer et terminer cette course prestigieuse dont le départ sera donné le 30 avril à Donremy la pucelle et se terminera une fois la ligne franchie à Epinal. L'épreuve de marche se déroulera en 2 étapes et chacune de celle-ci possèdera une limite de temps à ne pas dépasser. L'organisation a autorisé Arnaud à participer sur deux tronçons définis.

Un objectif : prouver que le sport reste possible pour les diabétiques

Arnaud Barjonnet (au centre), lorsqu'il a accompagné son ami, l'athlète russe Dimitri Osipov


Pour Arnaud Barjonnet , le défi ne sera pas de briguer une place au classement mais bien de pouvoir démontrer que le sport est réalisable même avec un diabète de type 2. La performance sera d’autant plus importante qu’il va concourir avec des marcheurs pros. Toutefois, la pratique de ce sport est bien connue du Romarimontain. Par le passé, il a pu accompagner des marcheurs confirmés.

« J’ai un bonne connaissance de ce type de compétition, ayant participé de nombreuses fois à l’accompagnement de sportifs. J'ai eu le grand honneur de faire partie de l’équipe du russe Dimitri Osipov, dans le cadre de la marche mythique Paris-Alsace (420 km) en 2018 et La marche Grand Est en 2019 (142 km) et aussi avec Michael Jacquemin en 2019 lors du Paris-Alsace. C’est d'ailleurs Dimitri, qui m’a suggéré et encouragé de réaliser ce défi ». a-t-il précisé.

Le marcheur est soutenu dans son projet :

Il l’a répété très souvent. Rien n’aurait été possible sans le soutien inconditionnel de Carine son épouse. De même il a souhaité remercier son ami, William Menuge de la société « MBJ Assainissement » de Dommartin qui va lui fournir un véhicule d’assistance. En le suivant avec ce dernier, William va mettre Arnaud à l’abri de la circulation durant le défi.

Pas de projet sans entrainement,

Un des entraînements d'Arnaud qui l'a entraîné au plan d'au et vers Dommartin


Arnaud le sait, il doit s’astreindre à un entraînement étudié et strict. Très régulièrement, les romarimontains ont pu l’apercevoir sur ses parcours d’échauffement qui l’emmènent souvent sur la voie verte, les routes de Vecoux, Dommartin, Saint-Etienne et le plan d’eau de Remiremont. Il n’a rien lâché et ne cesse de progresser pour se rapprocher des temps de références.

Dans quelques semaines ce sera le début d’une belle aventure pour Arnaud et les siens.

Alain Reynders

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