Remiremont - Dossier Hôpital - Maternité - Avec l'Ademat-H (suite et fin)

Suite et fin du plaidoyer du président de l’Ademat-H, Jean Pierrel, énoncé le 7 Avril dernier sur le parvis d’entrée du Centre Hospitalier romarimontain à l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé.


L’hôpital de Remiremont implanté au coeur de la ville (Photo Alain Reynders)

Avec l’Ademat-H lors de la Journée Mondiale de la Santé (suite)

Un salaire pour les étudiants en médecine qui s’engageront à servir temporairement dans les déserts médicaux

Le président de l’Ademat-H, Jean Pierrel poursuivra son discours en ces termes devant la bonne centaine de personnes présentes : « Les Communautés Professionnelles de Territoire de Santé (CPTS) ont été créées par la loi avec un financement conséquent de la sécurité sociale pour organiser l'offre de soins de premiers recours et l'accès à un médecin traitant pour tous. C’est donc à la CPTS du massif vosgien, en lien avec les usagers, de trouver des solutions avec l’ARS et d’assurer une permanence des soins avec tous les médecins du ressort de l’association, en attendant une solution plus durable et l’arrivée de nouveaux médecins. Pour lutter contre les déserts médicaux, il faut proposer un salaire aux étudiants en médecine conditionné par « un engagement temporaire à servir », parce que la liberté d’installation s’arrête là où l’intérêt général commence. Il faut agrandir les facultés de médecine ».

La santé mentale ne doit pas être sacrifiée

Jean Pierrel de poursuivre : « Face au mal être de la jeunesse qui s’est accentué avec le Covid, il était incompréhensible que la fermeture du secteur adolescent au CHS de Ravenel soit confirmée. Elle a été suspendue face aux réactions syndicales et aux alertes de la population. Mais rien n’est véritablement gagné. Les centres médico psychologiques doivent être consolidés et celui de Bruyères ré-ouvert. La santé mentale ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des profits de groupes privés qui sévissent déjà en gérontologie et de plus en plus en psychiatrie. Par exemple Inicea filiale de Korian à Epinal, Clinea filiale d’Orpea à Toul et Verdun ; ces entreprises sont cotées en bourse. Ravenel est un hôpital public indispensable à la bonne santé des Vosgiens. Nous réclamons qu’il soit rattaché, enfin, au Groupement Hospitalier de Territoire 88 ».


Jean Pierrel lors de son discours (Photo Jean-Claude Bigorne)

Parce que la santé fait partie de notre bien commun

Jean Pierrel conclura son discours en ces termes : « Ce sont ces revendications, qu’en votre nom, nous allons remettre à Madame la directrice générale de l’ARS avec demande de rendez-vous. Malgré des demandes réitérées de rendez-vous, notre dernier contact, et c’était en visioconférence, remonte à novembre 2020. Le 7 avril 2022, avec cette nouvelle manifestation de l’Ademat-H, solidaire des populations de nos vallées et plus particulièrement aujourd’hui de la Haute Moselle qui n’a pas vocation à être abandonnée de l’administration, des élus et des politiques publiques. Ensemble nous serons plus forts.

La santé n’est pas une marchandise. Elle est fragile. Elle doit devenir, réellement, une priorité dans notre territoire de vie. Nous ne voulons pas de promesses mais des actes, parce que la santé fait partie de notre bien commun! ».

La prise de parole du Dr Philippe Cloché


La prise de parole du Docteur Philippe Cloché (Photo JC Bigorne)


A la suite du discours du président de l’Ademat-H, plusieurs intervenants ont pris la parole dont le Dr Philippe Cloché, adjoint au maire de Remiremont en charge de la santé et président du Conseil de surveillance de l’hôpital de Remiremont, qui a insisté sur deux points : « Eu égard à la pénurie de généralistes et spécialistes dans les déserts médicaux , une nouvelle augmentation du Numerus Clausus s'impose : le chiffre est passé de 320 à 370 à Nancy ; c'est un saupoudrage; pas de quoi amener des Spécialistes dans les Vosges, ni des généralistes (ceux qui ne prennent plus de nouveaux patients et renâclent à assurer des cabinets secondaires) » - « Il faut interroger le ministre sur sa réelle volonté de maintenir un service public de qualité qui couvre les territoires ruraux et de montagne où ne vont pas les groupes privés lucratifs ; la santé, même si elle doit être gérée de façon rigoureuse et

économe, n' a pas vocation à une gestion comptable qui supprime les prestations nécessaires au maintien des soins et qui entrainent des pertes de chance aux habitants, comme c'est le cas dans les affections cardio-vasculaires et neuro-vasculaires... ».

Propos recueillis par J.C Bigorne

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