Remiremont - Dossier Hôpital - Maternité : avec l’Ademat-H par tous les temps

Récemment, une nouvelle manifestation s’est tenue sur le parvis de l’entrée du Centre Hospitalier de Remiremont. Organisée, par l’Ademat-H, que l’on ne présente plus, elle a réuni une bonne centaine de participants venus des quatre coins autour de Remiremont et les différentes vallées adjacentes.

Ils étaient plus de 100 à être présents malgré une météo dissuasive (Photo JC Bigorne)

Le 7 avril, journée mondiale de la santé, journée de lutte contre sa marchandisation !

Depuis le printemps 2016, force est de constater que l’Ademat-H et ses adhérents font preuve d’une opiniâtreté sans pareil pour défendre bec et ongles l’hôpital de Remiremont et sa maternité ! La manifestation du 27 novembre dernier à travers les rues de la Ville s’était déjà déroulée sous une météo exécrable avec vent et neige. Une fois de plus, la météo pluvieuse n’a pas fait reculer la bonne centaine de participants au récent rassemblement sur le parvis d’entrée de l’hôpital. Précisons qu’une trentaine de participants était venue en car depuis Le Thillot, dont près de quinze personnes venues de Le Ménil. Notons la présence d’élus dont, le sénateur Jean-Hingray, Dominique Péduzzi, maire de Fresse-sur-Moselle et président du PETR, Didier Houot, maire de Vagney et président de la Com Com des Hautes-Vosges, plusieurs maires et conseillers municipaux des villages environnants. Plusieurs syndicats étaient représentés, mais aussi des membres de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternité de proximité portant fièrement leurs drapeaux. Le premier à prendre la parole fut le président de l’Ademat-H, Jean Pierrel, dont voici de larges extraits de son plaidoyer : « Tout d’abord une bonne nouvelle, les deux cardiologues africains, les docteurs Bah et Ahinaga sont à leurs postes à Remiremont et Épinal et ils vont rester ici. En leur nom merci à tous, à la cheffe de service de cardiologie Dr Katy Didier Petit et son équipe, aux adhérents d’Ademat mais aussi aux journalistes, aux élus qui ont agi, et tous ceux pour qui le mot fraternité est une valeur forte de notre République. Également, un salut et un soutien fraternel aux personnels des urgences d’Épinal qui ont entamé un mouvement de grève pour surcharge de travail, mauvaise condition d’accueil des patients et la création de lits d’aval. Ademat-H, en lien et en plein accord avec la Coordination Nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, a souhaité manifester une nouvelle fois devant cet établissement public de santé qui doit rester le poumon de notre territoire. Il en est ainsi aujourd’hui notamment à Sedan, Besançon, St Claude, Sarlat, Tours, Toulouse, Ruffec, Clermont Ferrand, Oloron sainte Marie et Paris avec une délégation européenne à la manifestation de cette après-midi de Bastille à République ».

Que dire des dépassements d’honoraires souvent abusifs ?

Le président Jean Pierrel lors de son allocution (Photo Jean-Claude Bigorne)


Jean Pierrel de poursuivre, micro en main : « Lutter contre la marchandisation et la privatisation de la santé et de la protection sociale, c’est défendre le service public et les biens communs, contre les intérêts privés. C’est redire en cette journée mondiale de la santé combien nous sommes solidaires des organisations associatives, syndicales et politiques qui luttent avec nous pour l’accès aux soins pour toutes et tous, partout, sans barrières financières ni géographiques. Une nouvelle fois, nous tenons à dénoncer la casse de nos hôpitaux publics par un mode de gestion copié sur le privé qui privilégie la rentabilité à l’humain, la gestion comptable à la mesure de l’état de santé des populations, la suppression des lits et des services à la réponse aux véritables besoins des patients et des personnels. Le secteur privé grignote de plus en plus ce qu’il appelle des parts de marché qu’il dispute au secteur public. Il pratique les dépassements d’honoraires sans honte ni contrainte. Les plateformes numériques, Happytal ou Doctolib, contribuent à la déshumanisation et provoquent de fait du renoncement aux soins ».

Le recours au secteur privé lucratif devient parfois incontournable, à condition de pouvoir le payer...

(Photo JC Bigorne)

Le président de l’Ademat-H poursuit : « Le recours au secteur privé lucratif devient parfois incontournable, à condition de pouvoir le payer et d’avoir une bonne mutuelle. Nous ne pouvons pas accepter ces glissements progressifs qui portent une réelle atteinte au droit à la santé et aux soins pour tous. Le service public doit pouvoir assurer les services de soins de suite et reprendre la gestion des EHPAD avec les moyens nécessaires. Le récent scandale d’Orpea a mis en lumière le hold-up du monde de la finance sur l’argent public, sur nos cotisations, sur la Sécurité Sociale. Cela suffit ! Se battre pour le service public, c’est imposer la levée des brevets sur les vaccins et les médicaments et en permettre l’accès à tous, y compris dans les pays les plus pauvres de la planète. La crise sanitaire que nous venons de traverser montre l'urgence d'un pôle public du médicament : il est inadmissible que les grands groupes pharmaceutiques engrangent des milliards avec l'argent public.

C’est aussi pourquoi nous refusons le démantèlement de la Sécurité Sociale au profit des « sur complémentaires » privées que tous ne pourront pas se payer. La protection sociale n’est pas une option. Elle doit rester un bien commun et un principe universel ».

La suite du discours du président de l’Ademat-H, Jean Pierrel, dans notre prochaine édition.

Propos recueillis par J.C Bigorne

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