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Nancy - Deux Vosgiens parmi les cinq prix décernés.

Une chaleur étouffante a régné sur Nancy pour célébrer les prix remis à différentes personnalités du monde artistique et au restaurateur de la renommée crêperie « La Bolée »

La terrasse de la crêperie a accueilli tout ce beau monde dans une ambiance détendue et musicale.

Les lauréats entourés d'une partie de l'équipe de "Lumières en Arts" (Photo Alain Reynders)


Cette remise de distinction est la dernière avant la pause estivale a rappelé Gilles Gosserez, directeur du Magazine "Lumières en Arts".

« Cette ultime réunion, avant septembre, va nous permettre de mettre en avant des artistes maîtres en leur matière » a-t-il rappelé.

Il a commencé par Thierry Vincent, l’hôte du jour en lui remettant le prix « Coup de cœur joker Gourmand – Saveurs et délices ». Ce dernier y a associé son chef de cuisine Vanessa Simothé.

Thierry Vincent et « La Bolée » : une histoire d’amour.

Mais pourquoi une crêperie bretonne à Nancy ? C’est évidemment une question qui s’est imposée.

« Mes grands-parents sont bretons et je suis originaire de Saint-Pierre-Quiberon. J’ai démarré très jeune dans le monde de la cuisine, en étant apprenti chez des chefs qui ont été Meilleurs ouvriers de France. J’y ai appris la rigueur et le travail bien fait. Ensuite, j’ai voyagé de cuisine en cuisine, que ce soit dans le sud de la France, à l’île de la Réunion, et même aux Etats-Unis ». A-t-il précisé.

Julien à la guitare, Vanessa Simothé, Gilles Gosserez, René Russo, Benjamin Lapertot et le primé, le restaurateur de "La Borlée" Thierry Vincent (Photo Alain Reynders)

Thierry Vincent reçoit son prix des mains de Justine Wacrenier (Photo Alain Reynders)


Son parcours, l’a ensuite emmené en Suisse gratifié d’une Maîtrise en Pâtisserie. Les villes de Genève, Lausanne et leurs restaurants étoilés ont été son quotidien pendant 10 années. Et puis une proposition de rachat de la Bolée lui a été faite… Pas d’hésitation, il a repris l’affaire qu’il a fait prospérer en ces 25 années. Aujourd'hui, c’est un chef comblé qui a aimé faire découvrir les richesses des spécialités bretonnes.

Lorrain, il est devenu. Breton, il est resté.

« Dès que j’ai des vacances, je file en TGV sur la Bretagne et vais me ressourcer. C’est plus qu’une envie… C’est vital. »

Aujourd’hui, en 2022 « La Bolée » fête ses 40 années d’existence et est devenue une adresse incontournable à Nancy.

Au sein de son établissement, Thierry a développé avec Vanessa Simothé, les galettes au sarrasin, les bios, les véganes qu’il décline sur une centaine de variétés. Il utilise également le fameux et traditionnel cidre Plerguer (près de Saint-Malo). Tous les produits utilisés proviennent en direct de Bretagne.

« Quand j’y retourne, j’en profite pour me réapprovisionner en caramels au beurre salé, en Thé Pays de Brocéliande, en farine et autres. Ainsi, je peux garantir la provenance de chaque ingrédient».

Il a aussi créé, en partenariat avec Nancy Tourisme, une Vaute à la mirabelle… Un délice !

Ce chef a aussi reçu le titre de « Maître restaurateur ». C’est la première et seule crêperie, hors Bretagne (et la seconde pour l’hexagone) à avoir reçu cette gratification.

C’est sous les applaudissements nourris, que Thierry Vincent a reçu son prix des mains de Justine Wacrenier rédactrice chez "Lumières en Arts".

Le "Poilu's Park mis à l'honneur

La cérémonie s’est poursuivie avec la mise en avant du spectacle Poilu’s Park (joué par la troupe Branle-Bas de combat) qui, à travers une pièce de théâtre intercative (le public participe au spectacle) a fait revivre cette histoire oubliée et pourtant véridique, de la grande guerre…

Gilles Gosserez, René Russo, Vanessa Simothé et Thierry Vincent (Photo Alain Reynders)


Il est bon de rappeler que le « Poilu’s Park » a trouvé son origine, en France, en Meuse, à Commercy en 1915. Plus tard, les Américains s’inspireront de l’expérience française pour créer des animations afin de distraire les soldats de la deuxième guerre, ou encore ceux du Vietnâm…"Rendons à César ce qui appartient à César."

«En 1915, pour le repos et le plaisir du militaire, et alors que le moral des troupes est au plus bas, le général Cordonnier et le docteur Rhem ont l’idée de mettre en place, à Commercy, sur l’arrière du front, un Poilu’s Park qui sera suivi un peu plus tard par le Poilu’s music-hall… Au programme des divertissements d’ordre sportif, mais aussi de la culture avec la grande Sarah Bernhardt et du music-hall avec Mistinguette… L’histoire de la grande guerre par l’autre bout de la lorgnette ! »

René Russo de la "Cie Branle-bas-de combat" (Photo Alain Reynders)


René Russo, le coordinateur de la Cie Branle-bas de combat et Benjamin Lapertot, un des comédiens ont reçu, cette fois, officiellement, le prix « Coup de cœur – Spectacle vivant : trophée Pépite & Talent » remis par Gilles Gosserez.

Un peintre d’Épinal pour un "Trophée art en excellence"

Peu après et dans la foulée, c’est un artiste vosgien, Jean-Marie Cherruault d’Epinal qui a été mis à l’honneur. Cet artiste-peintre, qui a exposé au site Alstom de Nancy du 11 au 26 juin, a rencontré un beau succès. Il peint uniquement à l’huile dans une matière fine et précise en utilisant le glacis.


Gilles Gosserez et Sarah Gioria Ndengue remettent son prix à Jean-Marie Cherruault (photo Alain Reynders)

Un aperçu des œuvres du peintre (Photo Jean-Marie Cherruault)


Ces peintures hyperréalistes se sont inspirées de techniques cinématographiques tant pour le cadrage que pour les impressions de flou, volontairement transcrites. Depuis les créations de Jean-Marie, se sont orientées vers des univers moins conventionnels s’approchant d’un certain genre fantastique. Ses œuvres ont interpellé les responsables du magazine qui ont souhaité lui attribuer le prix « Trophée Art en excellence » qui lui a été remis par Sarah Gioria Ndengue, rédactrice en Chef du Magazine.

Sylvain Vano et "l’Écrin du temps", primés.

L’artiste suivant est plutôt un créateur. Sylvain Vano a un talent qui lui est envié. Ses créations sont uniques et nombreux sont ceux qui ont tenté de copier son travail sans jamais atteindre son niveau de perfection. Sylvain, qui a d’abord commencé dans le monde de la restauration événementielle à Paris, a réorienté ses activités artisanales, il y a plus d’une décennie en écumant les marchés médiévaux en compagnie de son frère Matt, maquettiste.

Laëtitia Reynders a été heureuse de revoir son ami créateur Sylvain Vano (Photo Alain Reynders)


Déjà, à cette époque, sa créativité avait attisé la curiosité, dont celle de l’écrivaine Laëtitia Reynders qui a été et est restée une grande fan de ces bijoux.. « Nous nous croisions souvent en festivals et en salons. J’ai de suite adoré ses créations et j’ai eu la chance de pouvoir en acquérir quelques-unes, que je porte très régulièrement, lors de mes déplacements professionnels » a précisé l’écrivaine présente à cette remise de prix. L’idée de l’artiste, pourtant simple, de récupérer d’anciennes montres de qualité, et de détourner celles-ci tout en conservant le mécanisme, en bijoux ou créations diverses, a de suite fait mouche. Depuis Sylvain, est monté en gamme. Il s’est installé dans un magnifique bâtiment de maître, acquis il y a quelques années en Meuse et transformé, tout un temps en chambres d’hôte. L’immeuble a trouvé une autre destination, dont celle d’accueillir dans son « écrin du temps » l’atelier de Sylvain Vano, où sont nées ses œuvres. Tous ces mécanismes sont sublimés en venant orner chevalières, bracelets, pendentifs et autres bijoux. Un véritable travail d’orfèvre qui confère à chacune de ces pièces, un côté unique.


Un modèle portant les création de" l’Écrin du Temps" (Photo Stéphane Vilcoq)

Une bague création de "l’Écrin du Temps" (Photo Alain Reynders)


L'artiste est arrivé à conjuguer différentes matières comme l’argent le bois, le cuir, le bronze et autre tels le murano, les perles "Swarovski" avec la fine mécanique de l’horlogerie. « Je prends soin de choisir les mécanismes. Ils ont tous été sélectionnés parmi des pièces d’horlogerie suisse ou franc-comtoise allant du 19 e aux années 1950. Aucune pièce n’est choisie au hasard » a-t-il précisé. De ces œuvres s'est dégagée non seulement une grande technicité, mais aussi une certaine poésie, une touche particulière qui dévoile la sensibilité de leur artiste-créateur. On y perçoit également cette inspiration, d’Art nouveau, du courant Steampunk, de l’Art déco. Sylvain Vano, a aussi depuis, étendu son art à la sculpture et à la peinture avec la même réussite artistique.


Ruth Santana a remis le prix à Sylvain Vano (Photo Alain Reynders)

C’est donc cette créativité exceptionnelle qui a été récompensée ce 23 juin, à Nancy, Sylvain Vano de « L’Écrin du temps » a reçu le « Trophée France de l'excellence créative » qui lui a été remis par Ruth Santana, cette Brésilienne, responsable de la rubrique « bien-être » au Magazine.

Un autre peintre vosgien à l'honneur

La cérémonie de remise s’est terminée par la remise du Trophée à Kaza cet artiste peintre vosgien vivant à Esseygney. Ce peintre se définit lui-même comme un artiste d’instinct. Rien n’est calculé dans ses peintures. Cela part d’un jet, d’une inspiration et le reste suit. Et apparemment cela lui réussit puisqu’‘il a enchaîné les expos et attiré le regard de spécialistes sur son art et ses masques africains. Très ouvert et volubile, l’artiste attire autant la sympathie que ses toiles attirent les exclamations d’admiration.


Kaza et ses toiles (Photo Kaza)

Ruth Santana, Sarah Leroy, Kaza et Sylvain Vano (Photo Alain Reynders)

C’est la jeune journaliste Sarah Leroy, qui a eu l’honneur de remettre le prix «Trophée Talent Passeur en Art » à cet essegognien de talent.

L'équipe du magazine s'est renforcée

La fin des remises et discours a sonné. Les récipiendaires se sont regroupés pour une photo souvenir à l’entrée de « La Bolée », avant de goûter aux spécialités de la maison et de partager le verre de l’amitié entre les artistes primés et l’assistance dans laquelle on a reconnu Claude-Jean Antoine "Tito" de Nancy Jazz Pulsation, l’écrivaine Laetitia Reynders, le directeur de publication d’Actuvosges, le guitariste Julien, Jean-Pierre Puton, l’ancien directeur du Centre Image Lorraine… Entretemps, l’équipe du magazine s’est étoffée en étant rejointe par Cyril Castanie, qui est venu en renfort, mais aussi par la jeune Félicia Yon qui a complété l’équipe pour s’occuper spécifiquement de la partie Instagram. La rédactrice Chef Sarah Gioria Ndengue est aussi venue spécialement entre deux rendez-vous d’importance pour participer à cette cérémonie de remise de prix.

Félicia Yon & Ruth Santana sont venues compléter l'équipe du magazine (Photos A. Reynders)

Nul doute qu'épaulé, également par Ruth Santana responsable de la rubrique du « mieux vivre en mangeant sainement » et par le soutien de ses rédacteurs, le Magazine va réserver encore de belles surprises et découvertes dès la rentrée.

Alain Reynders

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