Eloyes - Les collégiens en visite à Schirmeck et au camp de Struthof, pour ne pas oublier...

Dernière mise à jour : 8 juin

Sous une chaleur d'été, les 88 collégiens des troisièmes années du Collège René Cassin d’Eloyes, ont participé à une journée « devoir de mémoire ».

Une partie des collégiens de 3e année du Collège René Cassin en visite à Schirmeck (Photo Collège)

Un départ matinal pour une journée chargée en émotions.

Tôt le matin, les élèves ont embarqué dans les cars pour près de 1 h 45 de route en direction du "Mémorial d’Alsace Moselle" de Schirmeck dans le bas-Rhin puis se sont rendus au camp du Struthof.

A Schirmeck les collégiens, guidés par Laurent Jeannin leur professeur d’histoire et Catherine Mougenot la professeure d’allemand, ont découvert le Mémorial récemment construit. Ce dernier se trouve situé à proximité du camp de concentration du Struthof.

Le mémorial d'Alsace-Moselle à Schirmeck (photo site du Mémorial)


Schirmeck est aussi connu pour son camp de « Rééducation et de sureté » créé le 02 août 1940 et où ont été internés les alsaciens mosellans réfractaires au régime nazi, lors de la seconde guerre mondiale. Les collégiens ont pu y apprendre grâce à des mises en scènes ludiques l’histoire de l’Alsace-Moselle de 1870 à 1945.

Les collégiens ont découverts l'univers dans lequel ont été plongés les victimes ainsi que leurs photos et objets personnels (capture d'écran présentant le site de Schirmeck)


Le camp de concentration de Struthof

Dans le même contexte, ils ont visité le camp de Struthof, sur la commune de Natzweiller. Les réfractaires, torturés au fort de Queuleu (ou fort Goeben) dans la région de Metz, étaient ensuite transférés au camp de Struthof construit en 1941 pour les hommes. Les femmes, elles, étaient envoyées à Schirmeck.


L'entrée du Fort de Metz-Queuleu en 2016

Le sinistre camp de Struthof (Captures d'écran Youtube)

Le sinistre camp de Struthof (Captures d'écran Youtube)


Struthof a été le seul camp de concentration construit en France sous le régime nazi. On l’appelait le « KL Natzweiler-Struthof ». Il a enregistré 40 000 déportés de 25 nationalités différentes. Entre 1941 et 1945, 22 000 déportés sont morts au KL-Natzweiler.

"Ce qui est interpellant c'est que cet endroit se trouve à moins de 90 km d'Eloyes" ont constaté certains collégiens.

Un face à face avec la barbarie qui a bouleversé.

Forcément, ce rappel douloureux a marqué la conscience collective des collégiens qui, avec inquiétude, entendent résonner, actuellement, les bruits de bottes aux portes de l’Europe.

Alain Reynders

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